Hommage
au pigeonneau à travers quelques citations et
anecdotes, qu’il sera de bon ton de glisser au
cours d’un repas.
Amoureux
Le pigeon est fidèle : il revient toujours
vers son nid, retrouver son partenaire et ses petits.
A la cour de Castille, le roi Jaime 1er fonda l’ordre
du pigeon en 1379 en hommage à la fidélité de
l’oiseau… mais faute de couples suffisamment
vertueux à la cour, l’expérience
prit fin au bout d’une année…
Cité
Dans son Almanach des Gourmands, Grimod de La Reynière, écrivain
et gastronome français(1758), est intarissable
et nous propose des recettes plus ou moins évocatrices
:
à la Gobert, à la Gardi, à la
Dauphine, à la Fleury, à la Hollandaise, à la
lune mais aussi à la Stanislas, à la Luxembourg, à la
Royale, à l'étouffade, à la poêle, à l'impromptu,
au basilic, au beurre, au gratin, au jambon, au point
du jour, au parmesan, au salpicon, au soleil, aux câpres,
aux tortues, aux navets, au roux, en surprise et surtout,
en taupe, en timbale, glacé, soufflé, mariné,
piqué, à la cendre, à l'eau de
vie et même à l'esprit de vin.
Médicinal et aphrodisiaque ?
Celse, philosophe
grec, recommande le foie de pigeon, récent et cru, mangé pendant longtemps,
contre l'ictère (jaunisse). Le cerveau de pigeon
passe pour aphrodisiaque.
Encyclopédie Diderot et d'Alembert Tome XII p.613-614 –1776.
Est-ce sa belle réputation d’animal amoureux
et « sérieux » en amour
qui faisait autrefois de sa viande un médicament
pour calmer les tempéraments irascibles, secs
et irritables ?
Yang
En Chine, la chair de pigeonneau est très appréciée.
Elle
y est reconnue pour ses vertus énergisantes.
On considère qu’elle fait partie des aliments
Yang au même titre que le piment, les céréales
ou la pomme. |